Ce mercredi 12 novembre, en ouverture de la séance publique, le Sénat a exprimé, par la voix de son président Gérard Larcher, son soulagement et sa joie à l’annonce de la grâce et de la libération de Boualem Sansal, écrivain franco-algérien détenu depuis le 16 novembre 2024 par les autorités algériennes et poursuivi en raison de ses prises de position récentes dans les médias français.

Monsieur le Premier ministre, mesdames, messieurs les ministres, mes chers collègues, quiconque passait place du Panthéon depuis le 9 octobre pouvait contempler le face-à-face silencieux, mais ô combien riche de sens, de Robert Badinter, dont l’effigie est au fronton du Panthéon, et de Boualem Sansal, dont le visage figure sur la façade de la mairie du Ve arrondissement. L’homme épris de justice regardait l’homme de lettres privé de liberté.

Il y a à peine une heure, nous avons appris que Boualem Sansal était libre, qu’une injustice était réparée.

Notre soulagement et notre joie sont grands. La liberté porte en ce jour le nom de Boualem Sansal.

– Gérard Larcher, président du Sénat