Fin janvier, le Sénat a examiné en première lecture les deux textes relatifs à l’accompagnement des malades en fin de vie : la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir et celle visant à garantir l’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs.

La question de la fin de vie, de sa prise en charge et de son accompagnement est une problématique sociétale majeure qui interroge bien au-delà de la question juridique et législative.

Rejet de la création d’une procédure d’aide à mourir

En ce qui concerne l’aide à mourir, Catherine Morin-Desailly a voté contre l’article 4 du texte, s’opposant en conséquence à la création de cette procédure en France.

Elle a en effet estimé que les conditions n’étaient pas réunies pour garantir un choix réellement libre pour les personnes en fin de vie et que les risques de dérives étaient à ce titre bien trop importantes.

Au-delà des modalités techniques discutées au Parlement dans le cadre de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir, c’est à la philosophie et à l’approche éthique de ce texte qu’elle s’oppose. Il introduit l’idée que, face à la douleur, la souffrance et la fin de vie, la mort assistée est une réponse adaptée et acceptable de la part de notre société. Il laisse entendre aux malades qui se trouvent dans ces situations que, face à une possible impuissance du corps médical et de leur entourage, la mort est une option à envisager.

INDISPENSABLE RENFORCEMENT DES SOINS PALLIATIFS

La priorité doit être donnée à un accompagnement dans l’attention et la dignité pour les personnes, notamment les plus vulnérables, qui soit accessible à tous sur l’ensemble du territoire français. Elle a donc voté en faveur du texte sur le renforcement des soins palliatifs, qui a été adopté par le Sénat le 28 janvier.