Réforme électorale : une menace pour nos territoires ruraux

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Dès l’ouverture de la session parlementaire, le 15 janvier prochain, nous débuterons l’examen des projets de réforme électorale Alors que ces textes étaient attendus de longue date, le Gouvernement a décidé de précipiter leur examen. Cette méthode est évidement contestable, surtout sur des textes si importants qui concernent l’avenir de nos territoires.

La commission des lois a examiné les textes mercredi. Au cours de ses débats, elle a adopté :
– le principe de l’élection de deux conseillers départementaux par canton au sein d’un binôme homme-femme, ainsi que les adaptations nécessaires à ce nouveau mode de scrutin
– l’abaissement à 1 000 habitants du seuil de l’élection des conseils municipaux au scrutin de liste
– l’élection au suffrage universel direct des délégués communautaires lors des municipales (les candidats à l’intercommunalité pourront être répartis sur l’ensemble de la liste)
– la modification du calendrier électoral, avec les élections départementales et régionales le même jour en 2015
– le changement de dénomination du conseil général et du conseiller général en conseil départemental et en conseiller départemental

Je m’interroge sur les réelles motivations qui ont présidé à l’élaboration de ce projet gouvernemental. En effet, si ces textes étaient adoptés, ce serait un mauvais coup pour les territoires ruraux puisque le nombre de cantons dans nos départements serait divisé par deux. Le Gouvernement donne une prime sans précédent à la représentation des agglomérations au détriment de nos campagnes. En conséquence, le nombre d’élus pourrait être divisé par deux, voire trois, dans un grand nombre de zones rurales.

En réponse au projet du Gouvernement, je me suis associée, à l’instar d’une centaine de députés, sénateurs et présidents de conseils généraux, à la « pétition citoyenne » lancée par François Sauvadet (UDI). Nous demandons que le Président de la République accueille une délégation d’élus afin d’écouter nos revendications et l’inquiétude des populations rurales. Si vous souhaitez vous associer à la démarche, vous pouvez signer la pétition sur le site : http://www.jaimemonterritoire.fr

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