Question écrite relative à l’avenir du statut des sapeurs-pompiers volontaires

J’ai déposé une question écrite à l’attention du ministre de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration sur l’avenir du statut des sapeurs-pompiers volontaires (SPV).

Nous avons adopté au parlement, le 20 juillet dernier, une nouvelle loi relative à l’engagement des sapeurs-pompiers volontaires et à son cadre juridique instaurant une véritable définition de l’activité des SPV reposant « sur le volontariat et le bénévolat, [et] n’est pas exercée à titre professionnel, mais dans des conditions qui lui sont propres ».

Mais la Commission européenne prévoit, dans les semaines à venir, une révision de la directive européenne sur l’aménagement du temps de travail de 2003. Cette modification pourrait assimiler l’activité volontaire des sapeurs-pompiers à une activité salariée donnant lieu au versement d’un salaire ainsi qu’à un repos compensateur.

Alors que les services départementaux d’incendie et de secours sont d’ores et déjà confrontés à d’importantes difficultés financières, la mise en œuvre des dispositions de la directive européenne aggraverait la situation actuelle. A titre indicatif, en Seine-Maritime, on recense 900 sapeurs-pompiers professionnels et 2 500 SPV, et 60 % des 76 000 interventions sont réalisées par des sapeurs-pompiers volontaires.

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