Réunification de la Normandie : les socialistes ont 15 ans de retard

Les élections municipales des 23 et 30 mars derniers ont manifesté un total désaveu de la politique socialiste menée tant au niveau national que local.

Le nouveau Premier Ministre à la tête d’un gouvernement prétendument remanié, se devait donc de faire des annonces fortes pour montrer que le message des électeurs, qu’ils se soient déplacés ou non, avait été entendu.

Je me réjouis qu’au titre de ces annonces soient énumérées la réduction du nombre de Régions et,comme l’a dit le Premier Ministre dès le lendemain dans la presse, la réunification de la Normandie. Les socialistes haut-normands auront donc fait perdre 15 ans à nos territoires car cette idée, Hervé Morin et tous les centristes, nous la portons depuis 1999 et la création de l’association pour la réunification de la Normandie.

Pour autant, lje ne me berce pas d’illusions. Pour avoir porté cette ambition depuis 4 ans au sein même du Conseil Régional, après avoir réclamé en vain qu’un débat soit organisé sur le sujet dans l’hémicycle régional, je ne sais que trop combien la majorité régionale de gauche est fermée sur cette question, recroquevillée sur un pré-carré de pouvoir qu’elle n’entend pas voir dilué dans une grande Normandie réunifiée. Preuve qu’ils n’ont rien compris à l’intérêt et même à la nécessité de réunifier la Normandie.

C’est en se regroupant, grâce à la mutualisation de leurs moyens et de leurs forces que nos régions pourront mettre en place des politiques ambitieuses à l’échelle régionale, nationale, européenne et mondiale. L’actuel président de Région Haute-Normandie prend une fois encore les choses à l’envers en commençant par envisager la réunification par le poids des dettes respectives : une belle démonstration de dynamisme et d’ambition ! On notera qui plus est l’élan de solidarité territoriale dont relève une telle déclaration pour un élu qui se gargarisait encore lors de la dernière séance plénière régionale de justice sociale et d’égalité entre les territoires.

Je me veux positive et constructive et soutiendrai cette ambition de la réunification pour autant qu’elle associe tous les acteurs et ne se fasse pas de façon autoritaire. Je serai donc vigilante à ce que la procédure de réunification se fasse dans le respect de la démocratie et ne soit pas imposée par une technocratie gouvernementale aveugle et sourde aux réalités locales.

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